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Bpifrance investira 8 milliards d'euros d'ici à 2017 dans les entreprises françaises. Serez-vous la prochaine ?
Updated: il y a 26 min 40 sec

Industrie : des prêts sans garantie jusqu’à 5 millions d’euros

26 min 40 sec ago
Des prêts French Fab pour accompagner la croissance des PME et ETI du secteur

Entrepreneurs, vous souhaitez augmenter votre production, améliorer la productivité de votre entreprise ou encore réaliser des économies d'énergie.. la gamme de prêts French Fab de Bpifrance peut répondre à vos besoins.

Si vous souhaitez acheter du matériel de production pour une nouvelle usine, investir dans une imprimante 3D laser pour réaliser des moules prototypes de meilleure qualité, optimiser l’efficacité opérationnelle par l’intégration d’un ERP, l’un de ces prêts sans garantie est sans doute fait pour vous.

A savoir :

Ces prêts financent du matériel à faible valeur de gage, des actifs immatériels ou encore l’augmentation du besoin en fonds de roulement. Leur durée ? De 3 à 10 ans, avec un différé d’amortissement de 2 ans maximum. Aucune sureté n’est demandé ni sur les actifs de l’entreprise, ni sur le patrimoine du dirigeant

Survolez l'image interactive pour en savoir plus

Le Prêt UIMM French Fab

Le prêt UIMM French Fab, d'un montant de 50 k€ à 150 k€, cible les PME et ETI adhérentes à l’UIMM qui souhaitent se moderniser ou accroître leurs capacités de production.

Le Prêt French Fab -Techno

Le prêt French Fab Techno, de  50 k€ à 5 000 k€, vise les PME et les ETI de tout secteur d’activité. Il peut financer vos investissements visant à l’acquisition et l’intégration, dans les processus ou dans les produits, d’équipements et d’usages relevant des Technologies de l’Industrie du Futur.

Le Prêt French Fab - Croissance

D’un montant de 500 k€ à 5 000 kE, le prêt French Fab Croissance cible les PME, ETI du secteur industriel. Il vise à financer l’accroissement de vos capacités industrielles, l’industrialisation de vos produits, services et procédés dans une perspective de compétitivité et de croissance

 

Le French Fab Tour

2019 est l’année de la French Fab. Bpifrance participe au French Fab Tour, la tournée des industriels en mouvement, pour promouvoir l’excellence industrielle française partout dans l’Hexagone. Nouvel étendard de l’industrie, le coq bleu continue, avec Bpifrance, de construire l’industrie de demain.

Retrouvez toutes les actualités de la tournée 

Internet mobile : la 5G, connexion du futur ?

26 min 40 sec ago

Un rapport de la GSMA annonce que la 5G devrait apporter jusqu’à 2 200 Md$ à l’économie mondiale sur les 15 prochaines années. D’ici 2025, cette technologie devrait représenter 15 % des 9,2 milliards de connexions au réseau internet mobile (SIM). Dans certaines régions, cette proportion devrait être encore plus importante, comme aux États-Unis où la 5G représentera 50 % des connexions, ou en Chine et en Europe, où elle affichera un impressionnant 30 %.

La 5G, suite logique de la 4G ?

La 5G, c’est la cinquième génération de standard pour la connexion internet mobile. En termes de performance, la 5G promet plus de 700 Mpbs pour moins d’une milliseconde de latence, Là où la 4G offre une vitesse de connexion réelle de 30 Mpbs et une latence de 30 millisecondes.

Une autre caractéristique de la 5G, encore plus différenciante : le network slicing ; en français, la division du réseau en tranches. Chaque tranche est ainsi réservée à un certain usage, et bénéficie d’un ordre de priorité et d’une qualité de réseau adaptée. Ainsi, dans le cas d’un ralentissement du réseau les usages critiques, liés par exemple aux services de santé, continueraient de fonctionner à pleine vitesse, le ralentissement étant reporté sur les usages moins cruciaux.

Un élément porteur pour les technologies du futur

Parce qu’au-delà d’une simple amélioration du réseau mobile, la 5G apparait comme un prérequis d’un grand nombre d’autres technologies, notamment liés à l’industrie du futur, qui nécessite des échanges de données à la fois rapides, et en gros volumes.

L’Internet des Objets (Internet of Things) notamment, devrait s’appuyer sur la 5G : chaque objet a besoin d’une connexion, et le réseau IoT n’a d’intérêt qu’au travers de cette connexion. La 5G devrait permettre à un très grand nombre d’objets d’être connectés simultanément, jusqu’à un million par kilomètre carré. Pour avoir une idée de l’enjeu, la GSMA prévoit 25 milliards d’objets connectés d’ici 2025, pour seulement 9 milliards de cartes SIM pour des usages de téléphonie mobile.

Quelques usages de la 5G demain

Parmi les technologies connexes qui s’appuieront également sur le réseau 5G :

  • Tout l’écosystème des véhicules connectés, véhicules autonomes et smart cities, qui nécessite un flot constant de data afin de pouvoir fonctionner, notamment du fait de l’intelligence artificielle derrière ces technologies ;
  • Les applications d’e-santé et de télémédecine devraient également être grandes consommatrices de données, et nécessite la vitesse et la stabilité de connexion de la 5G ;
  • L’industrie du futur et toutes les technologies qui l’accompagnent, particulièrement encore une fois les objets connectés, les applications de robotiques, l’intelligence artificielle ;
  • La réalité augmentée et la réalité virtuelle, où la vitesse de la 5G devrait permettre l’utilisation de casque sans fils avec une qualité encore inédite.

Du point de vue du calendrier, cependant, il faut attendre encore un peu. Si le déploiement de la 5G a déjà débuté en Corée du Sud et aux États-Unis, courant 2018, les premières utilisations commerciales ne devraient pas apparaître en Europe avant 2020, avec un objectif de couverture des villes et axes de transport principaux d’ici 2025. Si l’optimisme est bien de mise, il faudra encore se montrer patient.

Sources : The Mobile Economy 2019 – GSMA
Sécurité, santé, vitesse : que vaut vraiment la 5G ? – Usbek et Rica
Ce que la 5G peut changer pour les startups – Maddyness

A propos du chiffre de la semaine

Le chiffre de la semaine, c’est un chiffre sélectionné pour vous chaque semaine par nos équipes. Issu de l’actualité, il porte sur des thèmes relevant de l’entreprise, tels que le financement, l’investissement, l’internationalisation, l’innovation, le développement durable, la transition numérique…

Digital Guide : l’application pour la transformation digitale des PME

26 min 40 sec ago

38 % des dirigeants de PME ne croient pas en la révolution digitale ou attendent d’en être convaincus, selon une étude de Bpifrance Le Lab de 2017. Si cette transformation globale de l’entreprise doit passer par une évolution son business model et de ses pratiques managériales, elle a également besoin d’un accompagnement afin de pouvoir se lancer de manière opérationnelle.

Accompagner les entrepreneurs dans leur transformation digitale

Ainsi, cet enjeu de transformation à l'ère du digital n’est pas encore compris par de nombreux dirigeants. Si le frein principal évoqué par ces derniers est la difficile compréhension du numérique, il apparaît nécessaire d’aider les entrepreneurs à activer opérationnellement leur feuille de route digitale.

Bpifrance a développé pour cela un outil simple, ludique et mobile. L’objectif ? Pouvoir mettre à disposition des contenus pour diagnostiquer, sensibiliser et passer à l'action. En complément du guide pratique du Lab, des missions de conseil, des modules e-learning et du Digitalomètre, Bpifrance lance la 1re application mobile permettant aux PME d’activer rapidement des actions digitales concrètes.

Le Digital Guide : un outil opérationnel pour les dirigeants de PME

Appel à Manifestation d’Intérêt – Sponsors des Challenges IA - Vague 1

26 min 40 sec ago

Le présent appel à manifestation d’intérêts, lancé au titre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), piloté par la Direction Générale des Etreprises et opéré par Bpifrance, vise à sélectionner des entreprises, entités publiques et associations basés en France (désignés sous le terme « sponsors ») chargés de proposer des challenge en intelligence artificielle (désignés sous le terme « Challenges IA »).

Chaque « Challenge IA » identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (désignée sous le terme « sponsor »). Dans le cas où le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge visera à mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie.

Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (désignée(s) sous le terme « lauréat(s) »).

Le ou les lauréats devront construire dans un délai limité (typiquement entre 3 et 12 mois) une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. L’objectif du dispositif est ainsi d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :

  • permettant à des PME et start-ups de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
  • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des PME et start-ups expertes en IA.

Pour faciliter l’organisation ces challenges, des accompagnateurs ont été sélectionnés via un appel d’offre :

  • santé : Care Insight ;
  • transport-mobilité : Systematic, en partenariat avec Moveo et 4 PME ;
  • environnement : Wavestone ;
  • défense-sécurité : Safe Cluster en partenariat avec Solutions Communicantes Sécurisées.

Comment répondre ?

Les réponses doivent être adressées exclusivement sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance avant le 17 avril 2019 à 12h00, date et l’heure de réception faisant foi.

Appel d'offfres : fourniture de papier pour reprographie et imprimante

26 min 40 sec ago
La procédure de consultation est une procédure ouverte.

La consultation se déroule suivant les étapes suivantes :

  • Phase 1 : réception des candidatures et des offres au plus tard le 30 avril 2019 à 12h00
  • Phase 2 : synthèse et choix de l’attributaire du marché
  • Signature du marché : au plus tard le 31 mai 2019
  • Début du marché, le 01 juin 2019
Durée d'exécution  

Le présent contrat est conclu pour une durée de 36 mois, à compter de la signature.
Sur demande expresse de Bpifrance, ce contrat peut être prorogé pour une période de 1 an. Cette demande de prorogation, notifiée au Prestataire au plus tard 3 mois avant l'échéance initiale du contrat peut être réitérée une fois successivement et dans les mêmes conditions. La durée totale du contrat incluant la durée des éventuelles prorogations ne peut en aucun cas être supérieure à 5 ans.

L'absence de prorogation ne donne lieu à aucun versement d'indemnité de la part de Bpifrance.

Renseignements complémentaires

Pour obtenir tous renseignements ou documents complémentaires qui seraient nécessaires à l’étude des dossiers, les candidats peuvent adresser leurs demandes en temps utile, par courrier électronique
à Madame Bénédicte Louis et à Monsieur Frédéric Dumats à l’adresse suivante :
benedicte.louis@bpifrance.fr et à frederic.dumats@bpifrance.fr au plus tard 10 jours avant la date limite de remise des offres.
Le mail aura pour objet : « renseignements complémentaires appel d’offre achat papier »
Les réponses aux questions seront transmises aux candidats par courriel au plus tard 7 jours avant la date limite de remise des

Date limite de remise des offres  : 30 avril 2019 à 12h

Le dossier sera transmis par courriel et il portera la mention suivante :

  • Achat de fournitures de papier reprographie et imprimante

Un courriel contenant l’ensemble des documents demandés sera transmis avec accusé de réception avant le 30 avril 2019 à 12h00 aux adresses suivantes :

  • Bénédicte Louis à Benedicte.louis@bpifrance.fr
  • Frédéric Dumats à Frederic.dumats@bpifrance.fr

Les dossiers qui seraient envoyés et/ou reçus après la date et l’heures limites fixées ne seront refusés.

Prêt UIMM French Fab, un nouveau prêt pour moderniser votre entreprise

26 min 40 sec ago
Un prêt sans garantie, jusqu’à 10 ans 

 

Opéré par Bpifrance, le Prêt UIMM French Fab est un prêt sans garantie. Compris entre 50 000 et 150 000 euros, il est proposé sur une durée modulable, de trois à dix ans, avec un différé maximum de deux ans en fonction de la durée du prêt.  

Obligatoirement adossé à un cofinancement bancaire d’un montant au moins équivalent il finance  les investissements matériels à faible valeur de gage, les investissements immatériels, l’augmentation du BFR consécutif au programme d’investissements à venir... 

L'enveloppe ? 11 millions d’euros de prêts seront distribués et commercialisés sur le territoire national par Bpifrance. 

 

Une nouvelle initiative pour soutenir le secteur industriel 

Ce prêt fait suite au Prêt Participatif de Développement UIMM lancé il y a 8 ans, et qui a financé 250 entreprises industrielles. Pour continuer d’accroître la compétitivité des entreprises industrielles, Bpifrance et l’UIMM ont décidé de poursuivre ce partenariat.

.@bpifrance @uimm renforcent leur  soutien aux #Pme #Eti #Industrie en lançant le prêt Uimm French Fab sans garantie. @NicolasDufourcq pic.twitter.com/o5o0lP0umH

— Nathalie Police (@NathPolice) 20 février 2019

1 : UIMM, Union des Industries et Métiers de la Métallurgie

Le saviez-vous ?

Le prêt UIMM French Fab vient compléter une gamme de prêts sans garantie French Fab déjà été mis en place, notamment dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), pour accompagner les entreprises industrielles:

 

Ces PME familiales qui se réinventent au fil du temps

26 min 40 sec ago

L’ancienneté d’une marque est souvent considérée comme gage de qualité pour le public. Selon le label des entreprises familiales centenaires (EFC), de plus en plus d’entreprises utilisent d’ailleurs les préfixes « depuis », ou « créé en », suivis d’une date, car « la moitié au moins des clients se disent intéressés par l’histoire de la marque ».

Preuve en est : en 2017, quelque 400 marques contenant un terme relatif à l’ancienneté ont été déposées à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle). Sans compter les 7 300 marques « anciennes » qui existent déjà en France.

Un poids économique certain

Au-delà des marques, selon le label EFC, la France réunit 1 450 PME « anciennes » (hors vins et spiritueux), ayant plus d’un siècle d’existence et dont le capital est détenu par la même famille. Elles cumulent 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient environ 120 000 personnes.

Le label EFC nous apprend également que 50 % des PME familiales centenaires génèrent moins de 5 millions d'euros de revenus, 66 % moins de 10 millions d'euros, et seuls 5 % atteignent les 100 millions.

Certaines de ces entreprises battent même des records de longévité. C'est le cas de Château d'Arlay, un domaine viticole familial créé en 1070, selon les archives conservées au château. Moins loin dans le temps, en 1622, Baptiste Guignan s'est installé à Bordeaux comme fabricant de filets. Le nom change en 1895 lorsque Anne-Henriette Guignan épouse Emile Larrieu, grand-père du propriétaire actuel, mais l'entreprise vend toujours des filets de pêche et de protection pour le bâtiment, l'industrie et le sport. Les moulins de la famille Barthe, quant à eux, produisent de l'huile à Nyons, dans la Drôme, depuis 1720.

Une grande diversité de secteurs

On retrouve ces PME centenaires dans de nombreux secteurs : l’agroalimentaire (17 %), le BTP (14 %), réparties sur l’ensemble du territoire. Paris, le Rhône et le Nord concentrent 20 % de ces entreprises.

Tour d'horizon de quelques-uns de ces succès :

  • Le porcelainier Revol reste avant-gardiste

La PME, basée à Saint-Uze, dans la Drôme, a fêté ses 250 ans en 2018. Malgré son riche passé, Revol ne se repose pas pour autant sur ses lauriers et continue de se réinventer.

Si le nom de Revol semble peu connu, c’est tout le contraire de l’un de ses produits phares, qui n’est autre que le célèbre gobelet froissé. Ce dernier a été développé au début des années 2000 et a été repris depuis par d’autres entreprises. Plus récemment, en 2018, l’entreprise a revisité son gobelet froissé en le fabriquant avec une céramique recyclée.

Concrètement, Revol récupère ses déchets industriels, qui sont ensuite retransformés en céramique. Ce nouveau produit, baptisé « 100% Recyclay » (« clay » signifiant argile en anglais), utilise un procédé « unique au monde », assure la société. Cette innovation écologique pourrait même donner lieu à d’autres articles de vaisselle dans le futur, en dépit d’un coût de production plus élevé que ses produits traditionnels.Grâce à son savoir-faire reconnu à l’international et, peut-être, à la reprise successive par neuf générations, toutes issues de la famille du fondateur, Revol a su perdurer à travers les époques.

  • Babolat, le Français numéro un mondial au tennis

Si le succès des Français sur les courts de tennis n’est pas assez fréquent pour leurs supporters, hors du court, la bataille des équipementiers est largement remportée par une Française : l’entreprise Babolat. Créée en 1875, l’entreprise lyonnaise domine le marché mondial des raquettes de tennis. Elle peut se targuer de détenir près de 30 % de parts de marché grâce à une présence commerciale dans plus de 160 pays. En équipant 200 joueurs du circuit professionnel, dont l’Espagnol Rafael Nadal, Babolat bénéficie de retombées publicitaires enviables, qui témoignent de la qualité et de la fiabilité de ses produits. Sans oublier ses partenariats avec les tournois du grand chelem, Roland-Garros et Wimbledon...

Initialement, la PME était spécialisée dans les cordages, à base de boyaux naturels, pour les instruments de musique et la charcuterie... A mesure que le tennis apparaît en Europe, elle s’oriente vers les cordages pour les raquettes. Un siècle plus tard, dans les années 1990, Babolat s’est lancée dans la fabrication complète de raquettes de tennis et non plus seulement leurs cordages. Au début des années 2000, l’entreprise se diversifie dans le badminton, très populaire en Chine ou encore le padel.

En quête d’innovation, Babolat se concentre désormais sur les nouvelles technologies, avec des raquettes connectées, munies de capteurs permettant de collecter des données sur les frappes de balles. Avec près de 350 employés, dont une cinquantaine aux États-Unis et une vingtaine en Chine, Babolat a réalisé un chiffre d’affaires de 136 millions d’euros au cours de son exercice 2016-2017.

  • Thuasne, champion de l’exportation médicale

Numéro un européen de la production et la distribution de dispositifs médicaux. Créé en 1847 à Saint-Etienne, le groupe familial est parvenu à s'imposer à l’international grâce à ses efforts continus en R&D, à une croissance organique et à des acquisitions ciblées.

Avec une quinzaine de filiales à l’étranger, notamment en Chine et aux États-Unis, Thuasne réalise 40 % de ses 222 millions d'euros de chiffre d’affaires à l’international. Il faut dire que l’ETI s’est largement développée en dehors de ses frontières avec des ouvertures de filiales ou des acquisitions stratégiques lui permettant de pénétrer des marchés. Pour maintenir sa position de leader en Europe et poursuivre sa croissance, Thuasne mise beaucoup sur la R&D, y consacrant chaque année 3,5 % de ses revenus pour financer ses quatre centres de recherche (situés en Allemagne, aux Etats-Unis, en France et au Royaume-Uni). Ces investissements élevés ont permis au groupe de déposer plus de 100 brevets.

Toujours sur le plan de l’innovation, le groupe a créé le Thuasne Lab, à Lyon, un pole technologique dédié au numérique, afin de développer de nouvelles technologies et se rapprocher de start-up. Autant d’éléments susceptibles de faire naître de nouveaux débouchés.

Global Industrie : l’industrie de demain en ordre de marche

26 min 40 sec ago

Né l’an dernier de la fusion de quatre salons (Smart Industries, Industrie, Midest et Tôlexpo), Global Industrie a attiré cette année pas moins de 45 000 visiteurs et 2 500 exposants dont 40 % d’internationaux, selon l’organisateur, GL Events. Toutes les filières, toute la chaîne de valeur et l’ensemble des acteurs du monde de l’industrie y ont pris part : des plus beaux fleurons de l’industrie tricolore aux start-up innovantes, en passant par les laboratoires de recherche, les sous-traitants et les équipementiers, venus des quatre coins de l’Hexagone pour faire des affaires, montrer leur savoir-faire et accélérer leur mutation vers l’industrie du futur.

La French Fab à l’honneur

Pendant les quatre journées du salon, les stands ne désemplissaient pas. Sur celui partagé par Bpifrance et La French Fab, les entrepreneurs ont pu s’informer tout au long de l’événement sur les solutions d’accompagnement proposées par Bpifrance pour aider les entreprises industrielles dans leur transformation numérique, écologique et énergétique. Sur ce même stand, des conférences se sont enchaînées pour décortiquer différents thèmes au cœur de l’industrie de demain : l’intelligence artificielle, la fabrication additive, le jumeau numérique1 … qui ouvrent tout un champ des possibles.
Autre temps fort, Le French Fab Tour qui, depuis le 15 janvier, sillonne la France pour promouvoir l’industrie tricolore, s’est invité, l’espace de deux jours, sur l’esplanade du parc d’exposition pour rencontrer les acteurs industriels d’aujourd’hui et de demain

 

Usine 4.0 et robots, vedettes de l’événement

L’industrie 4.0, un concept inventé en Allemagne en 2012, était visible aux quatre coins du salon. Une usine connectée éphémère grandeur nature a cette année encore été érigée pour illustrer le processus de fabrication intelligent. Cobots, digitalisation, jumeau numérique 3D, réalité augmentée… y étaient au service de toutes les phases de la production de médailles. Coup de projecteur également sur les robots industriels qui faisant leur show à l’intérieur de l’espace Robotics Show. Celui du fabricant allemand Kuka faisait la démonstration de son agilité en servant des pintes de bière, pendant que le robot poisson bionique de Festo reconstituait les mouvements de l’animal. Et il fallait longuement patienter pour accéder au stand de Capsix dont le robot masseur faisait le bonheur des visiteurs grâce aux démonstrations de ses massages décontractants. De quoi conforter la start-up lyonnaise dans son projet de location du robot aux entreprises au service du bien-être des collaborateurs.

One of the benefits of visiting #GILyon2019... a free #robotic massage! Via @Salon_GI @CapsixRobotics pic.twitter.com/0cfoMSrSiU

— Robot&AIWorld (@RobotAndAIWorld) 5 mars 2019

La robotique, une opportunité pour la France

La robotique, de fait, a le vent en poupe. Le marché mondial de robots industriels, tiré par l’Asie, a explosé en 2017, totalisant plus de 16 milliards de dollars de chiffre d’affaires soit 380 000 de robots vendus, d’après les statistiques de la Fédération internationale de robotique. 

Appel d'offres : Assistance Technique Chef Projet Transverse n°099

26 min 40 sec ago

Le présent marché est conclu pour une échéance de mission au 31/12/2020 soit une durée d’environ 21 mois à compter de son démarrage. Le démarrage prévisionnel de la prestation est le lundi 15 avril 2019.

Accompagnement des entreprises : focus sur la promotion 5 de l’accélérateur PME

26 min 40 sec ago

La 5e promotion a été lancée le 4 mars dernier dans les locaux de Bpifrance, en présence de Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.

« Un minimum de collectif ne peut apporter que de la performance dans le parcours d’un entrepreneur, c’est pour cela que nous avons fait l’#AccélérateurPME » - @NicolasDufourcq. Et c’est le cas des 4 000 entreprises françaises déjà accompagnées ! pic.twitter.com/AVYZ0Xy1LT

— Bpifrance (@Bpifrance) 4 mars 2019

L'accélérateur PME, un programme premium d’accompagnement personnalisé sur 24 mois, proposant une offre globale en conseil, formation et mise en relation... pour passer de PME à ETI

« L’#AccélérateurPME met sur la rampe de lancement pour vous envoyer très très loin » - Erwan Coatanéa, @SodistraFrance pic.twitter.com/Tg0Aquefep

— Bpifrance (@Bpifrance) 4 mars 2019

Découvrez la 5e promotion de l’accélérateur

Une infographie pour comprendre la deeptech

26 min 40 sec ago

Ces informations sont extraites de l’étude « Génération Deeptech » de Bpifrance qui a précédé le Plan Deeptech présenté le mercredi 30 janvier. L’objectif ? Démultiplier les actions de soutien à l’innovation de rupture en France et renforcer la compétitivité française dans le domaine.

Appel d'offres : Expert technique F5

26 min 40 sec ago

La prestation se déroulera à Maisons-Alfort, au siège de Bpifrance, au sein de la DSI.

Le marché aura une durée d’exécution calendaire de 36 mois, pour une durée estimée de prestation de 660 jours.

e planning prévisionnel de la prestation se déroulera comme suit :

  • Démarrage de la prestation : 01/06/2019
  • Fin de la prestation : 31/05/2022

La prestation se fera en mode régie.

Les réponses au présent appel d’offres seront rédigées en français et sont attendues pour le 07 avril 2019 à 19h00au plus tard à l’adresse électronique suivante : DAST-AO@bpifrance.fr

 

- Le courriel devra obligatoirement avoir pour objet «DSI 2019 106 PAP EXPERT TECHNIQUE F5 ».

Appel d'offres : Architecte FDI et IAM

26 min 40 sec ago

La prestation se déroulera à Maisons-Alfort, au siège de Bpifrance, au sein de la DSI.

Le marché aura une durée d’exécution calendaire de 36 mois, pour une durée estimée de prestation de 660 jours.

La prestation se fera en mode régie. Un démarrage à temps partiel est envisageable, avec passage sur une prestation à temps plein au bout de quelques semaines.

Le planning prévisionnel de la prestation se déroulera comme suit :

  • Démarrage de la prestation : entre le 01/04/2019 et le 16/04/2019
  • Fin de la prestation : entre le 01/04/2022 et le 16/04/2022

Les réponses au présent appel d’offres seront rédigées en français et sont attendues pour le 24 mars 2019 à 19h00au plus tard à l’adresse électronique suivante : DAST-AO@bpifrance.fr

 

- Le courriel devra obligatoirement avoir pour objet «DSI 2019 105 PAP Architecte FDI et IAM».

Parité femmes/hommes : la France championne du monde ?

26 min 40 sec ago
Des progrès certains, des efforts à poursuivre

Selon cette étude, seulement 6 pays sont parvenus à décrocher la note maximale, et la France en fait partie. Au niveau mondial, la moyenne s’élève à 75 points, ce qui constitue une hausse de 4,5 points par rapport à 2009, également une bonne nouvelle. Au cours de ces dix dernières années, sur les 187 pays observés, 131 ont adopté des mesures favorisant l’inclusion des femmes dans leur système économique. À noter ici, les efforts importants des pays d’Afrique subsaharienne, qui ont promulgués à eux seuls près d’un quart de tous les textes analysés dans cette étude (71 sur 274 au total).

Tout n’est cependant pas rose, et les auteurs notent qu’en moyenne dans le monde, la loi n’accorde aux femmes que trois quarts des droits qu’ont les hommes. Par ailleurs, un rapport du World Economic Forum souligne qu’au rythme auquel les droits des femmes progressent aujourd’hui, il faudrait encore 202 ans pour atteindre la parité. Ce rapport porte sur 149 pays et se base sur des données dans quatre domaines : éducation, santé, politique et monde du travail. En termes de classement, la France se place au 12ème rang mondial, avec de très bons scores en éducation et en santé, mais des efforts à faire en représentation politique et en économie. Le point noir de la France ? L’égalité des salaires, où notre pays se place au 133ème rang.

De son côté, un sondage Kantar met en avant que seules 20 % des Françaises ont l’impression que les inégalités se sont réduites au cours de l’année passée.  De mêmes, 28 % des femmes se disent satisfaites de l’égalité au travail. Les hommes en revanche ont davantage l’impression que les choses avancent, puisqu’ils sont 40 % à penser qu’il y a eu des progrès.

Des avantages économiques importants

Pour conclure, une étude du FMI met en avant que l’égalité femmes-hommes apporteraient bien des avantages à l’échelle de l’économie d’un pays, notamment :

  • Plus de croissance, du fait d’une augmentation de la diversité des compétences. Cette augmentation pourrait atteindre 35 % du PIB, en moyenne ;
  • Plus de productivité, via une augmentation du nombre de femmes en situation d’emploi ;
  • Des salaires plus élevés, pour tout le monde, les retombées économiques des hausses de croissance et de productivité étant distribuées équitablement entre les hommes et les femmes ;
  • Plus de bien-être économique, dans la mesure où une augmentation du taux d’emploi des femmes et de la rémunération entraîne une progression de la consommation et des loisirs.

L’analyse de la Banque Mondiale reprend également l’idée de ces avantages économiques, et ajoute qu’œuvrer pour l’égalité des genres entraine toujours une amélioration du taux de participation féminin au travail. De quoi rester prudemment optimiste, tant d’un point de vue économique que féministe. 

Sources : Women, Business and The Law 2019 – A Decade of Reform – World Bank Group
The Global Gender Gap Report 2018 – World Economic Forum
Le regard des Françaises et des Français sur l'égalité entre les femmes et les hommes – Kantar, Femme Actuelle, Fondation des Femmes
Les bienfaits économiques de l’inclusion des femmes – Fonds Monétaire International

Pour aller plus loin

 Chiffres-clés, interviews, paradoxes...retrouvez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander sur l’entrepreneuriat féminin en France dans notre dossier spécial.

A propos du chiffre de la semaine

Le chiffre de la semaine, c’est un chiffre sélectionné pour vous chaque semaine par nos équipes. Issu de l’actualité, il porte sur des thèmes relevant de l’entreprise, tels que le financement, l’investissement, l’internationalisation, l’innovation, le développement durable, la transition numérique…

Forum Seeds & Chips : appel à candidatures

26 min 40 sec ago

Bpifrance et Business France lancent un appel à candidatures auprès des start-up de la Foodtech pour participer au Forum Seeds&Chips à Milan.

Dans ce cadre, ils proposent une mission sur-mesure pour dix start-ups des Food et Agtech sur ce Forum qui se tiendra du 6 au 9 mai 2019.

Pourquoi candidater ?

Vous bénéficierez d'un accompagnement personnalisé et privilégie sur un forum européen de la Foodtech.

Un programme sur-mesure sera ainsi construit pour chaque participant : vous pourrez assister et intervenir lors des conférences aux thèmes très divers (« la réduction de la consommation de plastique », « le magasin alimentaire de demain », « les pouvoirs des protéines », « l’alimentaire et la blockchain » …), mais également rencontrer des clients, partenaires et investisseurs potentiels. Un espace d’exposition regroupera les startups hexagonales sous la bannière France.

La date limite pour le dépôt de candidatures est le 27 mars prochain. Candidatez !

E-learning : connaissez-vous le VSM ?

26 min 40 sec ago

Outil privilégié pour mener un diagnostic initial sur bien des processus, la cartographie de la chaîne de valeur est le prélude idéal au lancement d’une multitude de projets d'amélioration ou de transformation. Parmi ses principaux intérêts ? Pouvoir visualiser une chaîne de valeur dans son ensemble, faire ressortir des liens entre flux physiques et flux d'informations, fournir un plan de mise en oeuvre d'une démarche d'amélioration continue.

Les séquences du module "Cartographie de la chaîne de valeur"

Le module comprend les séquences suivantes :

  • S1 – Qu’est-ce que la cartographie VSM ?
  • S2 – La VSM pas à pas : situation initiale
  • S3 – La VSM pas à pas : projet d’amélioration
  • S4 – Guide de mise en pratique de la VSM
  • S5 – Application de la VSM à une implantation de site
  • S6 – Application de la VSM à un processus « office »
L’expert 

Philippe Lienart appuie son activité de consultant sur une expérience confirmée comme manager opérationnel dans différents secteurs d’activité, dont l'aéronautique, la défense et l'automobile.

Convaincu qu’une prestation fiable et délivrée rapidement est un facteur clé de succès, toujours générateur de valeur, il crée en 2007, Mach Ouest, son propre cabinet de conseil pour aider les entreprises à structurer leur pilotage dans ce sens. Il a accompagné à ce jour plusieurs dizaines d’entreprises de tous secteurs industriels et logistiques, principalement des PME, et démarre presque toujours ses missions par une analyse VSM.

Pour en savoir plus ou découvrir l’intégralité de cette formation, inscrivez-vous gratuitement sur Bpifrance Université, la plateforme d'e-learning dédiée aux dirigeants d'entreprises. 

Appel d'Offres : Assistance Technique Développeur Java FAE 7 mois

26 min 40 sec ago

Le présent marché est conclu pour une échéance de mission au 31/10/2019 soit une durée d’environ 7 (Sept) mois à compter de son démarrage. Le démarrage prévisionnel de la prestation est le lundi 1er avril 2019.

Accompagnement : 13 PME de croissance intègrent l’Accélérateur PME Bourgogne-Franche-Comté

26 min 40 sec ago
Première promotion de l’Accélérateur PME

Les 13 entreprises régionales qui vont intégrer l’Accélérateur sont :
Cattin Filtration (25), Cristel (25), Danielson Engineering (58), Diager Industrie (39), Cryla (25), Fromagerie Jacques Delin (21), Groupe Momentum (89), Groupe SEEB (71), Mobil Wood (89), Opale Energies naturelles (25), Perspicuus SAS (71), Setp (21), Ubitransport (71).

Ces 13 PME de croissance réalisent en moyenne un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros et comptent plus de 84 collaborateurs. Leur trajectoire de croissance s’est établie à 14 % de croissance entre 2016 et 2018. Ces PME disposent d’un réel potentiel de croissance leur permettant d’ambitionner un changement d’échelle.

Le programme Accélérateur PME

C'est parti pour 24 mois d'accompagnement ! Ce programme comprend notamment :

  • un accompagnement stratégique et opérationnel réalisé par des consultants sur les leviers de compétitivité (export, innovation, croissance externe, transformation digitale, industrie 4.0…) de chacune des entreprises accélérées.
  • des séminaires de formation délivrés pour donner des clés de réflexions aux dirigeants sur leurs orientations stratégiques.

Candidatures ouvertes pour la promo 2

@bfc_region et @Bpifrance lancent l’Accélérateur PME Bourgogne-Franche-Comté. Un programme d’accompagnement (conseil, mise en réseau) pour aider les PME à croissance forte à franchir un cap et passer à l’ETI (250-5000 salariés). 13 ent. font partie de cette 1ère promo. pic.twitter.com/IMANywb8PH

— Région Bourgogne-Franche-Comté (@bfc_region) 5 mars 2019 

Les candidatures pour la deuxième promotion 2019 sont d’ores-et-déjà ouvertes. Contactez Bpifrance de votre région pour en savoir plus.

Le saviez-vous ?

L’Accélérateur PME, lancé en 2015, est le pionnier des Accélérateurs de Bpifrance. Un tiers des soixante PME de la première promotion sont devenues des ETI à l’issue de ces deux années d’accompagnement. Les autres membres ont confirmé des trajectoires de croissance significatives, avec une croissance moyenne de leur chiffre d’affaires de 22 % sur les deux années, une augmentation du chiffre d’affaires export de 29 % et de leur effectif de 20 %. 62 % d’entre elles ont par ailleurs fait évoluer leur gouvernance. L’accélération vers l’international est un des piliers majeurs de l’accompagnement puisque 85 % d’entre elles ont ouvert de nouveaux marchés au-delà des frontières de l’hexagone.

A travers ses accélérateurs nationaux, Bpifrance a déjà accompagné 7 PME et 2 ETI issues de la région Bourgogne-Franche-Comté .

Fonder deux startups et une asso, c’est possible ! Pauline d’Orgeval nous livre les secrets de sa réussite

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1001listes est une plateforme web alternative aux Grands Magasins qui propose aux futurs mariés de composer leur liste de mariage à la carte parmi une offre de multiples magasins on et off line.

Deuxiemeavis.fr est un service innovant et unique en France qui permet aux patients ou à leurs proches, en cas de problèmes de santé sérieux, d’obtenir un deuxième avis médical, en moins de 7 jours, auprès de médecins qui ont un très haut niveau d’expertise sur leur maladie. Le service est intégralement pris en charge par les complémentaires santé partenaires.

@DGodote @deuxiemeavis @Bpifrance @Axielles #MEBpifrance

Une rencontre animée par Frédérique Cintrat, fondatrice d’Axielles.

Comment avez-vous commencé votre carrière ?

Je rêvais au départ d’être pilote de chasse, mais en 1989, les femmes ne pouvaient pas voler : elles devaient rester à terre et s’occuper de mécanique. Je me suis alors décidée plus classiquement pour une prépa « école de commerce ». Une fois à l’école, j’ai choisi la filière « entrepreneur » en troisième année, et ce sont les gens que j’ai rencontré qui m’ont inspirée.

N’ayant pas d’idée suffisamment inspirante pour me lancer à la sortie d’école, je suis rentrée chez Otis (les ascenseurs, groupe UTC) chez qui je suis restée avec plaisir pendant 6 ans en tant qu’Ingénieur des Ventes puis Chef des Ventes. Ça marchait super bien, je cartonnais en vente et participait avec joie à plein d’événements sportifs et festifs (raids aventures, courses de voile, voyages …) aussi important pour le boulot dans une société américaine que le reste. Mais curieusement, après mon mariage et mes deux enfants, j’ai senti que ce serait plus compliqué pour moi d’évoluer rapidement au sein d’Otis. 
Je me suis alors mise à rechercher des idées de création de boite, notamment lors de mon 2ème congé maternité.

Comment est venue votre idée de 1001listes ?

En me mariant, j’ai réalisé que les listes de mariage traditionnelle avec des assiettes et des petites cuillères ne faisaient plus rêver personne. Il fallait proposer des voyages, des brocantes, du vin, de la déco ! Bref, l’idée d’avoir la possibilité de ne déposer une seule liste de mariage et d’avoir accès à plusieurs boutiques « on » et « off » line est née.

Quelles ont été les premières étapes pour monter votre entreprise ?

Cette idée réunissait les trois critères que j’attendais pour entreprendre : le secteur un peu glamour de l’art de vivre et du mariage me passionnait, je me sentais capable de mettre en œuvre l’idée et j’étais convaincue qu’il existait un business model réaliste.

En revanche, je ne me sentais pas prête à me lancer dans l’aventure seule et je me suis associée avec deux personnes qui avaient déjà monté une société (qu’ils dirigeaient encore) et qui ont mis 45% du capital. C'était une erreur car ces personnes ne travaillaient pas au quotidien avec moi et n’avaient pas les moyens financiers de participer au développement de la société. Nous nous sommes finalement séparés au bout de 18 mois.

En 1999/2000, c’était l’euphorie internet ! C'était alors très facile de lever des fonds (les Fonds d’investissement m’appelaient, ce qui ne s’est plus jamais reproduit ensuite), et ce même sans chiffre d’affaires. A l’occasion de l’entrée de Butler Capital Partners en 2000, nous avons fait entrer dans le capital une associée. Son profil était très complémentaire au mien.

Comment s’est passé le développement web de votre plateforme ?

Lors de notre levée de fonds, nous avons internalisé le développement de la plateforme. J’ai fait face à des problèmes de gestion de l’équipe d’experts, car moi-même je n’étais pas spécialiste dans ce domaine. Le CTO avait un profil très technique, et m’expliquait la complexité de mettre en œuvre toutes les optimisations que nous souhaitions. Je me sentais un peu coincée ! Mais il est finalement parti, et j’ai opté pour un directeur de projet pour le remplacer, plutôt qu’un expert.

Qui avez-vous eu besoin de recruter ?

Au démarrage d’internet, beaucoup de personnes n’avaient pas encore tout à fait confiance en l’achat en ligne. Il fallait ce que l’on appelle des click and mortar (littéralement : des briques et des clics), c’est-à-dire des points de vente physiques et une équipe dédiée. Nous avons donc créé 15 showrooms, et avons recruté de nombreux conseillers. Nous étions 80 personnes en 2006.

En quoi consistait le business model ?

1001listes prenait un pourcentage sur les achats effectués auprès des boutiques via notre site internet. Au démarrage, une partie de notre modèle économique était fondé sur les intérêts (alors assez importants) que nous touchions sur notre trésorerie conséquente.

Quelles ont été vos difficultés ?

Ma plus grosse difficulté a été de trouver un(e) bon(ne) associé(e). Mon premier associé était un « associé dormant ». Ma deuxième associée, ingénieure brillante, était à priori très complémentaire mais en réalité, cela n’a pas fonctionné car sa réelle appétence portait sur le marketing, la communication et le commercial, tout comme moi. Nous nous sommes donc séparées. Après une troisième tentative moyennement réussie, j’ai commencé à sérieusement douter de ma capacité à m’associer.

Si je peux vous donner un conseil, le choix de l’associé(e) est crucial ; vous devez valider en amont votre complémentarité et votre vision à moyen et long terme, par exemple sur le fait de vouloir ou non revendre la société plus tard.

Parlez-nous de vos levées de fonds.

Pour 1001listes, j’ai levé en tout 6,5 millions d’euros. La première fois, en 2000, j’ai facilement levé 600 000 euros. En 2001, la bulle d’internet s’est effondrée et devant la difficulté de lever des fonds, j’ai été obligée de réduire les salaires de mes collaborateurs et de me payer au SMIC. Deux ans et demi plus tard, je faisais une deuxième levée de fonds dans des conditions difficiles. Je détenais moins de 15% du capital.

L’intérêt des fonds est triple : d’abord, ils permettent de structurer ses rapports ; ils sont toujours au courant des évolutions du marché ; enfin, ils sont identifiés par des acquéreurs potentiels de startups. Selon moi, il vaut mieux limiter le nombre d’actionnaires dans son pacte d’actionnaires, et limiter le nombre de levées de fonds. Mieux vaut lever beaucoup d’un coup qu’un petit peu à chaque fois. Lever des fonds est très chronophage et vous empêche de vous concentrer sur le business.

Comment s’est passé le rachat ?

Nous avons été rachetés en décembre 2006 par TF1 (via sa filiale Téléshopping). Je me suis retrouvée au Comex de TF1 pendant six mois, et au Comité de Direction de Teleshopping pendant presque 3 ans. C’était passionnant ! J’ai décidé de quitter l’entreprise en 2009 quand je me suis rendu compte que je n’étais plus vraiment aux manettes et que les réunions prenaient tout mon agenda.

Qu’avez-vous fait après cette première expérience entrepreneuriale ?

Après 1001listes, je souhaitais remonter un projet sur un sujet d’intérêt général. Après avoir passé un an à rencontrer des entrepreneurs sociaux sur plein de sujets, j’ai décidé de travailler dans le domaine de la santé où tout était encore resté assez figé du fait de la réglementation et du conservatisme du monde médical malgré le numérique et le tsunami provoqué dans les autres secteurs.

Avec Catherine Franc et Prune Nercy, mes associées, nous avons alors créé l’association Coactis Santé sur l’accès aux soins des personnes en situation de handicap. Actuellement, nous portons à travers cette association deux projets : SantéBd, des outils de communication à base d’illustration et de FALC (Français Facile à Lire et à Comprendre), accessible à tous mais adaptés aux patients avec handicap et HandiConnect, un site internet « ressources » pour les professionnels de santé à base de contenu et de formations à l’accueil de patients en situation de handicap.

Aurian, mon deuxième enfant, a une déficience intellectuelle et des troubles autistiques. C'est pourquoi bien sûr je suis particulièrement sensible aux problèmes d’accessibilité, et très engagée en faveur de l’accessibilité universelle.

Très différentes mais très complémentaires, notre association à trois avec Catherine et Prune fonctionne très bien. Nous ne sommes pas forcément d’accord sur tout, et allons certes moins vite dans nos prises de décision, mais cela nous permet de faire très peu d’erreurs.

Comment est né Deuxième Avis ?

C’est parti d’une histoire personnelle. Mon fils Aurian devait se faire opérer d’une scoliose et le médecin qui le suivait nous a conseillé de demander un deuxième avis.

Nous avons mis du temps à identifier une autre équipe experte en scoliose infantile et encore plus de temps à prendre rendez-vous. Quatre mois plus tard, lors de la rencontre avec le médecin, mon fils stressé par le changement d’hôpital n’a pas pu y mettre les pieds. Mais le docteur m’a dit qu’il allait pouvoir nous donner malgré tout un avis sérieux car son dossier était complet et il pouvait me poser des questions. C’est de là qu’est parti l’idée de deuxiemeavis.fr. Sur notre plateforme sécurisée, le médecin expert donne son avis en moins de 7 jours, sous forme de compte-rendu écrit, qui peut se partager à l’équipe médicale traitante. Le temps gagné est parfois même vital.

Quelle a été la réaction du public face à cette innovation ?

C’était un sujet sensible, car nous avons été pionnier en télémédecine. Sans qu’on le veuille, les réseaux sociaux se sont emparés du sujet et ont commencé à écrire des choses du genre : « 3 HEC souhaitent se faire de l’argent sur le dos de personnes malades ». Nous avons même fait la une du JT de 20h de TF1 en décembre 2015, sous le titre : "Un site internet bouscule le monde médical". Fort heureusement, nos engagements associatifs de longue date et le sérieux de notre démarche (nous avions obtenu l’autorisation du CNIL, signé une convention avec l’ARS IDF etc…) nous ont vite permis de sortir de cette polémique.

Quel est le business model de Deuxième Avis ?

Notre objectif a toujours été de démocratiser l’accès à l’expertise médicale en cas de problème de santé sérieux, de faciliter cette pratique notamment pour les patients éloignés, sans réseau ou avec des problèmes de mobilité.  Nous nous sommes d'abord fondées sur un modèle anglo-saxon avec un paiement par les patients (qui seraient progressivement payé par les complémentaires santé ) et un fonds de dotation pour les patients qui ne pouvaient pas payer.  Mais en France, impossible de faire payer les patients ! Très vite, notre modèle économique s'est transformé en B to B to C avec une prise en charge par les complémentaires santé dans le cadre des contrats santé. D’ailleurs, les complémentaires santé, qui souhaitaient choisir des services à forte valeur ajoutée et ne plus être de simples payeurs aveugles ont très vite été intéressées même si nos premiers contrats avec les mutuelles n’ont été signés qu’en 2018 seulement !

Comment avez-vous tenu sur la durée ?

Nous avons été incubés au sein de Paris Biotech Santé et avons eu accès à plusieurs financements Bpifrance. Nous avons également pu faire un emprunt de 100 000€ sans caution auprès de BNP, la Maisons des Entrepreneurs et auprès de Scientipole.

Nous avons ensuite levé un million d’euros en 2016, auprès d’Investir &+, un fonds à impact social, puis 2,5 millions d’euros en 2018, auprès de trois fonds à impact social : Investir &+, notre partenaire historique rejoint par Citizen Capital et Colam Impact.

Aujourd’hui nous sommes 15, dans la pépinière Paris Santé Cochin. En janvier 2019, plus de 13 millions de bénéficiaires ont désormais accès gratuitement au service deuxiemeavis.fr à travers leur contrat de santé ou leur réseau de soin. Ce qu’il faut savoir, c’est que le système de deuxième avis a été rendu obligatoire en Allemagne dans le cas des maladies graves.

De quoi êtes-vous la plus fière ?

De toute l’équipe actuelle, de la centaine d’emplois que j’ai créés, de tout notre combat sur l’accessibilité universelle avec santéBD et deuxiemeavis.fr. On fait bouger la société, on fait bouger les lignes.

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