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Au centre, Patrice Pastor, entre le Prince Albert II et le Ministre d'État Jean-Paul Proust, le 4 décembre 2007, sur le site du projet dit du Portier.Photo Archives Franz Chavaroche
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A la surprise générale, dans les deux groupements « préférés » du gouvernement pour réaliser son extension maritime de 15 hectares, ne figure pas le groupe J.-B. Pastor, les bâtisseurs de Monaco.

«Si un jour vous avez un problème cardiaque, ne vous faites pas opérer par un dentiste... », répète, sarcastique, Patrice Pastor, arrière-petit fils de Jean-Baptiste Pastor, à propos de la « préférence » affichée du gouvernement dans le concours lancé par la Principauté pour l'extension.

Rappelons que Jean-Paul Proust, ministre d'État, a désigné mardi en conférence de presse deux candidats « distingués » (sur cinq en lice) par le gouvernement, à savoir Monte-Carlo Sea Land, et Monte-Carlo Development Company.

Les trois autres projets, dont celui de la Foncière Maritime SAM, porté par le groupe J.-B. Pastor, qualifiés de « trop grandioses et d'utopiques » n'auraient donc plus les faveurs du gouvernement.

Patrice Pastor, qui occupe aujourd'hui le fauteuil de président délégué de « l'empire » Pastor, a choisi l'ironie d'une parabole médicale pour expliquer, que dans ce premier « choix » gouvernemental, tout le monde n'était peut-être pas à sa place, selon lui. Mais, affirme-t-il, « Je ne suis absolument pas en colère et je ne me considère pas comme perdant dans ce dossier... ».

- Il semblerait cependant que vous ne soyez pas dans le bon groupement dans l'appel lancé par la Principauté ?

C'est votre interprétation, je vous la laisse...

"Personne n'est éliminé"

- Vous ne faites pas partie des groupements distingués ou retenus par le gouvernement, quel est votre sentiment ?

Les deux groupements dont vous parlez ne sont pas retenus... Les jeux ne sont pas faits, et personne n'est éliminé, c'est ce que dit le ministre. Moi, je suis très confiant parce que le travail paie, c'est le discours du souverain : l'éthique et le travail. Moi, sur le plan du travail, je n'ai pas à rougir, il suffit de se balader dans Monaco et de regarder les opérations qu'on réalise...

- Les deux groupements retenus ou « distingués », puisque c'est le terme employé par le gouvernement, est-ce que vous vous sentez écarté de la compétition ?

Ils ne sont pas retenus, insiste Patrice Pastor. Si c'était le cas, cela signifierait la fin de la procédure, la fin du concours. Or nous avons bien la confirmation que l'on doit continuer à travailler.

- Vous êtes donc toujours en course ?

Absolument, je suis toujours en course... Et plus que jamais !

- Vous pensez que vous avez des chances de figurer parmi les gagnants ?

Autant de chances que les autres.

- Les deux groupements « retenus » disposent d'architectes de renommée internationale : Norman Foster et Daniel Libeskind, c'est un atout de poids pour vos rivaux non ?

Ils sont aussi bien que les nôtres. Franck Gehry est aussi connu que leurs architectes et Christian de Portzamparc n'est pas mal, tout comme Rem Koolhaas, ce sont quand même trois Prix de Rome !

- Et votre projet, c'était aussi un concept de cap ?

Oui, absolument. Tout le monde avait cette idée-là. C'était l'idée facile qui s'imposait.

- Qu'allez-vous faire dans les prochaines semaines, changer de stratégie, entamer une action de lobbying ?

Non, s'il y a à un groupe qui ne fait pas lobbying, c'est bien le nôtre. Nous, on se fait plutôt connaître par notre travail... D'ici la fin de l'année, il y aura un consensus du gouvernement, ils vont amener les groupes à modifier leurs projets pour rentrer dans la mission du projet du gouvernement. En fait cette étape de la conférence de presse, cette semaine, était primordiale. L'État a défini de manière forte ce qu'il attend des compétiteurs, aux compétiteurs de s'adapter.

Et pour répondre à votre question : dans les prochaines semaines, nous allons continuer notre travail et notre étude. Une bataille doit être menée jusqu'au bout, jusqu'au dernier souffle... Non, je ne me considère pas comme un perdant dans ce dossier, et je préfère même être dans ma position... et puis on va sereinement attendre la décision du gouvernement.

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Vos derniers commentaires
06diesel
22/10/2008 à 15h31

c'est aussi sans compter sur tout le ciment nécessaire à cette construction et qui transitera des alpes maritimes vers monaco. Quel sera le site des A-M près de monaco qui sera défiguré à jamais ? personne n'a l'air de s'en soucier, même pas le prince.soyons vigilent.

khill
04/10/2008 à 08h57

Et la promesse d'Albert II de Monaco de protéger la biodiversité, qu'en est-elle? Sur le sol de l'Anse du Portier il y a de la biodiversité, elle va être détruite, les prairies de posidonia et les Coraux aussi... (et c'est un fait) N'y a-t-il pas conflit chez Albert Grimaldi entre le chef d'Etat qui veut agrandir son pays pour percevoir plus d'argent et l'ardent défenseur de l'environnement qui devrait se révolter de la destruction et du non respect du pacte du chef de l'Etat de la Principauté ? Quel exemple, ici même, montre Albert II de Monaco ? POUR DETRUIRE L'ENVIRONNEMENT, IL FAUT UNE BONNE EXCUSE ! Les prairies de posidonia ont une fonction, un rôle "Extrêmement important". Alors un p'tit conseil, pour son S.A.S Albert II de Monaco, cherchez donc ce rôle, lisez des livres scientifiques écolo... entourez-vous de gens compétents dans le domaine de l'écologie (ce n'est pas encore le cas) quand vous verrez Mr Jean-Marie Pelt, dites-lui "le littoral n'est pas important, donc je peux le détruire". AVS

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