Publié le
Réagir Imprimer Envoyer Partager Partager sur facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur Linkedin
share-logo
RALLYE DE MONTE CARLO CLAUDE JULIAN DE PRESENTATEUR DU RALLYEMARC MEHRAN
Partager

Claude Julian, c'est une voix. Une connaissance encyclopédique de la course automobile. Et aussi, une gentillesse désarmante.

À son compteur, « trente-cinq Rallye de Monte-Carlo et vingt-cinq Grand-prix » micro en main à commenter les courses et régaler les spectateurs de ses anecdotes.

À écouter ce vrai modeste, on finirait par croire que sa vie empruntait inéluctablement les courbes des bolides qu'il aime tant : « Je dois ma carrière un peu au hasard et à la passion de l'automobile. »

« Je me suis pris au jeu »

Ce Cannois, fils d'une mère employée à la revue L'action Automobile, dispute quelques courses, dont « le Tour de Corse qu'on gagne avec Tchine (pilote amateur Monégasque de rallyes, NDLR) » et devient représentant en disques. Ensuite, le destin lui fait emprunter un itinéraire « bis » l'amenant « à rencontrer un sonorisateur qui me propose de donner un coup de main au Rallye. Je me suis retrouvé avec un micro à donner des échos au speaker de la course. »

Peu à peu, « je me suis pris au jeu et j'en ai fait mon métier (...). Je suis devenu la voix du Rallye de Monte-Carlo puis est venu le Grand Prix, en 1984. Ça a été un moment extraordinaire avec Prost qui gagne devant Senna par arrêt de la course sous la pluie. » Signe de sa popularité, l'entretien est régulièrement interrompu par des journalistes sportifs qui viennent affectueusement lui dire bonjour alors qu'il égrène ses souvenirs avec le panthéon du sport automobile : Markus Gronholm, Tommy Makinen, Bernard Darniche, Didier Auriol...

Autre image forte, « Nigel Mansel qui tombe presque inanimé devant la tribune princière après un Grand Prix. » Pour un peu, on lui demanderait presque s'il n'a pas une histoire sur Fangio ou Stirling Moss.

Des anecdotes, justement, il n'est pas exclu qu'il les couche du bitume au papier : « Il faudrait que je fasse un livre, pas de souvenirs personnels mais des anecdotes de course. »

Mais que l'on ne confonde pas sa décontraction avec du dilettantisme : « Commenter des courses c'est un énorme travail de préparation. Pour les 330 voitures du rallye historique, j'ai des notes sur chacune d'entre elles avec des descriptifs, en plus d'annotations sur les pilotes. » Et pour être sûr de ne rien laisser passer : « J'ai des archives papier de toutes les revues automobiles des années 60 jusqu'à maintenant. C'est simple, je n'ai plus de place où les ranger chez moi. » Tant que ce n'est pas au garage...

Le délai de 15 jours au-delà duquel il n'est plus possible de contribuer à l'article est désormais atteint.
Vous pouvez poursuivre votre discussion dans les forums de discussion du site. Si aucun débat ne correspond à votre discussion, vous pouvez solliciter le modérateur pour la création d'un nouveau forum : moderateur@nicematin.com

En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation adaptée à vos centres d'intérêts et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus sur notre politique de cookies.