Publié le
Réagir Imprimer Envoyer Partager Partager sur facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur Linkedin
share-logo
Sophie Thévenoux, première femme nommée au gouvernement princier, a pris ses fonctions le 26 mars dernier.Photo Éric Dulière
Partager

Nommée à la tête du département des Finances et de l'Économie depuis le 26 mars -- un poste-clé -, Sophie Thévenoux prend ses fonctions à une période difficile. Ralentissement des recettes de l'État, crise et problèmes sociaux dans l'industrie, immobilier en chute libre...

Intégrée en 1990 à la direction de l'Expansion économique, cette Monégasque, qui connaît tous les rouages de l'administration, souhaite se mettre à l'écoute du monde professionnel pour conduire les affaires la Principauté.

Quels sont les secteurs de l'économie locale particulièrement touchés par la crise ?

Les commerçants et les industriels souffrent de la conjoncture actuelle. L'objectif de mon département est d'être à leur écoute pour trouver des moyens d'atténuer l'impact négatif.

Quelles recettes sont concernées par la baisse à Monaco ?

Les chiffres de janvier et février montrent une diminution de 14 % des recettes.

En mars, la crise continue. La TVA reste assez stable avec une baisse de 5,7 %. Mais les droits de mutation nous " plombent " avec une chute de 40 % des transactions.

Le marché de l'immobilier s'effondre ! Est-ce catastrophique ?

Il faut relativiser ces chiffres. Ce marché est très particulier car les offres sont très peu nombreuses.

Il peut donc varier rapidement dans des proportions importantes. C'est vrai qu'il y a apparemment moins de demandes actuellement.

Les industries semblent également sévérement touchées. Quel avenir pour ce secteur ?

Il y a encore des clients pour ceux qui ont su créer une niche. Il faut que les entreprises s'adaptent. Certaines disparaissent, d'autres se créent. La crise a fait que le gouvernement à des locaux à proposer à Fontvieille aux entrepreneurs qui souhaitent s'implanter à Monaco.

Restent tout de même des fleurons de l'industrie monégasque qui quittent la Principauté, tel Sofamo-Biotherm.

On ne peut pas retenir les gens contre leur volonté et leur intérêt. Ce départ correspond à une restructuration du groupe. Les cycles et conditions industrielles changent...

Qu'en est-il des banques et autres établissements bancaires ?

Les banquiers font un gros travail pour augmenter le on-shore. Sur les trois premiers mois, le chiffre d'affaires est en progression de 7 %. Mais cet indicateur en matière bancaire est peu révélateur et n'exprime pas forcément la situation. L'enjeu en ce moment est de rassurer les clients.

Entendez-vous poursuivre une ligne politique définie et arrêtée ?

Je continue à écouter les acteurs économiques de la place. Le rôle de mon département est de les aider, de leur donner des conditions optimales. Nous travaillerons ensemble, dans le même sens.

Est-ce difficile d'être la première femme nommée conseiller de gouvernement ?

Je ne sens pas le poids de la tâche alourdi parce que je suis une femme. J'ai la réaction d'un individu qui considère ce poste comme un challenge. ça me change complètement.

Pourtant vous connaissez bien le département des Finances pour lequel vous avez été nommée directeur général en 2005 ?

J'ai effectivement traité de nombreux dossiers. Le poste de conseiller demande une vision beaucoup plus haute, dans la réflexion.

Propos recueillis par Joëlle Deviras

Le délai de 15 jours au-delà duquel il n'est plus possible de contribuer à l'article est désormais atteint.
Vous pouvez poursuivre votre discussion dans les forums de discussion du site. Si aucun débat ne correspond à votre discussion, vous pouvez solliciter le modérateur pour la création d'un nouveau forum : moderateur@nicematin.com

En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation adaptée à vos centres d'intérêts et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus sur notre politique de cookies.