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Cagnes : sans logement avec deux enfants don - 30831447.jpg
Si elle ne trouve pas d'hébergement, il ne reste à Adèle que sa voiture.Sébastien Botella
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Sans toit depuis quatre mois à Cagnes malgré un emploi stable et le droit au logement opposable, Adèle espère trouver vite un appartement pour elle et ses deux adolescents.

"Depuis quatre mois je n'ai plus de logement". Mère seule, Adèle, 37 ans, et ses deux enfants adolescents, Elodie* et Grégory*, dorment tantôt chez un membre de leur famille qui peut les héberger quelques jours, tantôt chez l'autre.

"La santé de mon fils ne m'a pas permis d'accepter les logements sociaux"

Adèle a pourtant un travail en CDI et, en y ajoutant une allocation logement, elle pourrait trouver un petit appartement… si les agences immobilières ne lui demandaient pas une caution ou plusieurs mois de dépôt de garantie qu'elle ne peut fournir.

Elle s'est vu proposer plusieurs logements sociaux, dont un au titre du droit au logement opposable. "Mais j'ai dû les refuser à cause de la santé de mon fils", explique-t-elle.

La famille est suivie par l'association sociale ALC et par les services sociaux du département. Deux propositions de logement lui ont été faites, dont une par la préfecture dans le cadre du Droit au logement opposable (DALO) qui lui a été reconnu.

"Il ne peut ni monter les escaliers et ni prendre l'ascenseur"

"Les logements qu'on m'a proposés étaient à Carros, à l'Ariane et à Saint-Martin-du-Var alors que mon fils a besoin de quelqu'un en permanence avec lui, même quand je travaille, et que les personnes de ma famille qui peuvent nous aider vivent à Cagnes , regrette-t-elle.

"Deux de ces logements étaient au 6e étage alors que mon fils ne peut pas monter les escaliers à cause de sa hanche gauche, et qu'il a peur des ascenseurs".

"Son état s'était stabilisé donc je n'ai pas refait de demande d'allocations"

"Elle n'a pas déposé de dossier ni de demande d'allocation à la Maison départementale des personnes handicapées", s'étonne-t-on au conseil départemental et à la préfecture, et le son de cloche est similaire à ALC. "Sinon, ces logements ne lui auraient pas été proposés", disent en chœur tous les intervenants.

Adèle reconnaît qu'elle n'a pas déposé de demande pour faire reconnaître le handicap de son fils. "Quand nous étions en Haute-Savoie, nous avions touché des allocations pour ça. Mais après, son état s'était stabilisé et je n'avais pas trouvé nécessaire de prolonger", admet-elle.

"Mais depuis deux mois, il a rechuté. J'ai présenté les certificats médicaux", se défend-elle.

"Un état de santé qui nécessite qu'il vive le plus proche de sa famille"

Elle en montre un tout récent**, attestant que Grégory souffre d'une "maladie rhumatologique avec atteinte du noyau épiphysaire au niveau de la tête fémorale gauche" et que ses "troubles du comportement avec suivi psychiatrique "et son "état de santé nécessitent qu'il vive le plus proche de sa famille, celle-ci assurant sa surveillance aux heures où sa mère travaille".

La Fiat Punto, leur lieu de vie

"Il ne peut pas rester assis ni debout longtemps. Il lui faut un tabouret spécial et un lit médicalisé", affirme Adèle.

Elle explique que sa mère a pu les héberger quelque temps, sa sœur aussi, mais qu'elles ne peuvent pas le faire durablement. Et puis Adèle et ses enfants ont besoin d'un chez-eux.

La journée, elle est au travail, sa fille fait une formation d'esthéticienne et son fils est en SEGPA dans un collège de Cagnes.

Mais le soir, s'ils ne peuvent trouver asile chez personne, il ne reste que la voiture, une petite Fiat Punto. Sans possibilité de cuisiner des repas, sans toilettes et sans douche, à moins de la prendre à la piscine.

Le dossier à nouveau réexaminé

"Si cette dame a refusé le logement que la préfecture lui a proposé sans élément objectif, elle risque de perdre son droit au logement opposable", indique le sous-préfet Sébastien Humbert, en ouvrant toutefois la porte à une expertise.

Mercredi, Adèle a été à nouveau reçue par les services sociaux départementaux. Elle espère qu'on lui propose vite un logement correspondant aux besoins de son foyer. Mais rien ne peut être fait tant que son dossier de demande d'allocation à la MDPH n'est pas complet et enfin déposé.


*Les prénoms des enfants ont été modifiés.
**Du 13 octobre dernier.

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Vos derniers commentaires
29/10/2015 à 08h29

Les migrants ont été logés oui !

28/10/2015 à 12h32

Certains commentaires sont abjects, odieux et j’imagine le QI compte tenu de l’orthographe.

28/10/2015 à 12h32

Certains commentaires sont abjects, odieux et j’imagine le QI compte tenu de l’orthographe.

28/10/2015 à 11h40

J'ai du râter un truc en lisant les commentaires... On file des HLM aux migrants maintenant ? Ce que les populistes peuvent mentir... Des vrais mythomanes de la peur !

28/10/2015 à 10h08

Comment ça il peut pas prendre l'ascenseur! ..elle a qu'à vendre ça fiat pour trouver un logement à ça convenance et qu'elle prenne les transports pour aller bosser.

28/10/2015 à 09h51

encore un caprice elle ferait mieux de penser au syrien, au gazaoui et au pakistanais qui ont tout perdu avant de ce plaindre sous prétexte que les appartement ne sont pas conforme.

28/10/2015 à 09h48

Les commentaires n'illustrent pas la pensée des lecteurs, la censure est hallucinante.

28/10/2015 à 09h43 | 1

voilà une des raisons qui me révolte et certainement des milliers voir des millions de Français de constater que des femmes comme d'autres passent depuis des jours ou des mois voir plus a devoir rester vivre dans leur voiture quand on en a une ou sous des ponts et autres endroits divers et variés et qui en plus travaillent et que nos politiques se fichent totalement de la situation de nos compatriotes alors qu'ils donne TOUT à des clandés!! ils me font gerber ces politiques il faut absolument changer la donne en Décembre puis en 2017 et mettre aux affaires une personne déterminée et forte pour redonner l'espoir et mettre de l'ordre en France ! ! !

28/10/2015 à 00h54

doudou0627: et moi il me faut au moins 80m2 sinon je suis clostrophobe et vue sur mer sinon je tombe en dépression ! faut quand même pas exagérer là... si son fils est handicapé il a un dossier mdph qui justifie légalement les choix de madame !

28/10/2015 à 00h45

Honteux et la francois il se deplace pas ? Et la solidarité des français

28/10/2015 à 00h15

Elle n'a pas la bonne nationalité !

27/10/2015 à 23h11

36 mois de cautions ?? Heu juste comme ça pour info c'est le mois en cours et un mois de caution sans les charges.

27/10/2015 à 21h40

Moi ce que jarrive pas a comprendre c'est la chose suivante Les loyers se sont envolés et pour un appartement on demande 36 cautions, 4 ans d'avance de loyer Bref pour moi le plus choquant c'est de se dire comment peut on être en cdi et ne pas pouvoir trouver un logement, le problème ne se pose pas seulement à cette jeune femme mais à nombreux célibataires entrant dans la vie active, jeunes couples ou encore personnes âgées...

27/10/2015 à 21h37 | 1

je prècise que je n ai rien contre les migrants mais contre un systeme qui tourne pas rond..un enfant est malade et elle souhaite un logement a la hauteur du handicap de son fils

27/10/2015 à 21h35

Drôle de réaction pour ""une mère de famille "" qui préfère une auto qu'un appartement c est l instinct maternelle !!!

27/10/2015 à 21h35

Drôle de réaction pour ""une mère de famille "" qui préfère une auto qu'un appartement c est l instinct maternelle !!!

27/10/2015 à 21h34

Drôle de réaction pour ""une mère de famille "" qui préfère une auto qu'un appartement c est l instinct maternelle !!!

27/10/2015 à 21h33

Drôle de réaction pour ""une mère de famille "" qui préfère une auto qu'un appartement c est l instinct maternelle

27/10/2015 à 21h31 | 2

Je lis : "Les logements qu'on m'a proposés"... "nous avions touché des allocations pour ça. Mais après (...) je n'avais pas trouvé nécessaire de prolonger"... "Elle n'a pas déposé de dossier ni de demande d'allocation"... Donc : on lui propose des logements financés par la charité du contribuable, elle refuse. Elle ne dépose pas des demandes, non plus, donc : elle ne demande rien. De quoi elle se plaint, donc? Je ne sais pas... Quand au "il a peur des ascenseurs", je pense que seule solution est l'hôpital psychiatrique? Que peut on faire de plus?

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