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"Nous sommes arrivés à la quintessence du service": dans la peau d'un majordome pendant le Festival de Cannes

Mis à jour le 16/05/2019 à 14:32 Publié le 16/05/2019 à 14:32
Costume trois pièces et sourire aux lèvres, Gilles Carletto est depuis 2010 le majordome de l’hôtel Majestic.

Costume trois pièces et sourire aux lèvres, Gilles Carletto est depuis 2010 le majordome de l’hôtel Majestic. Photo Dylan Meiffret

"Nous sommes arrivés à la quintessence du service": dans la peau d'un majordome pendant le Festival de Cannes

Durant le Festival de Cannes, Gilles Carletto majordome du Majestic, fait le lien entre ses chers clients et les différents services de l’hôtel pour répondre à toutes les demandes, même les plus improbables.

Cela fait 30 ans déjà que la silhouette discrète de Gilles Carletto arpente les couloirs du Majestic.

Rentré à 19 ans dans l’établissement de luxe cannois, il a gravi les échelons et fait désormais parti des incontournables de l’hôtel dont il est devenu le majordome en 2010. Il est celui qu’on appelle à toute heure, du jour et de la nuit. Et c’est avec passion qu’il exerce son métier jour après jour.

Pourquoi avoir choisi ce métier?
"J’avais un papa concierge alors j’ai la fibre hôtelière dans les veines. J’ai préféré, dans un premier temps, me lancer dans la restauration. J’ai fait mon apprentissage au Moulin de Mougins. Je suis ensuite rentré comme demi-chef de rang au Majestic. J’ai participé à l’ouverture de l’hôtel Diva à Isola 2000 avec qui nous sommes en partenariat. Puis j’ai été assistant manager au Fouquet’s."

Et aujourd’hui vous êtes majordome.
"Quand l’extension de l’hôtel a été réalisée, l’idée est venue de faire un penthouse avec des suites. On m’a alors proposé de devenir le majordome des suites. Je suis donc parti à Dubaï, en 2008, où j’ai fait une formation de majordome à l’hôtel Burj al Arab. J’ai ensuite pris mes fonctions à l’ouverture de l’aile, en 2010. Le Majestic a été le premier hôtel de la Croisette à intégrer un majordome."

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier?
"C’est un métier passion. Le majordome est une valeur ajoutée au service hôtelier. C’est un lien privilégié pour communiquer avec les différents services de l’hôtel. Quand j’arrive le matin, je ne sais jamais comment va être ma journée. C’est une sorte de montée d’adrénaline, comme les pilotes de formule 1. Il n’y a pas d’ennui, ce n’est pas répétitif. Dans l’urgence, on touche a beaucoup de métiers. Nous sommes dans l’anticipation constante et nous essayons de deviner ce que veut le client. Nous sommes arrivés à la quintessence du service. La politique du Majestic est le raffinement. Nous essayons un maximum de créer de l’émotion."

Et les horaires?
"On sait quand les journées commencent mais il n’y a pas d’heure de fin. Ce n’est pas évident pour la vie de famille alors il faut vivre avec quelqu’un de compréhensif. Ma femme travaille dans l’hôtel, ce qui nous permet de nous croiser de temps en temps."

Le dispositif est-il particulier pendant le Festival?
"Nous sommes trois majordomes, dont deux assistants. Pendant le Festival, le personnel de l’hôtel nous aide dans les suites."

C’est un événement qui se prépare combien de temps à l’avance?
"Les demandes arrivent à l’hôtel trois mois avant. Mais ce n’est que trois jours avant le début du Festival que nous avons tous les éléments. Nous recevons les spécificités de chaque marque. Il peut y avoir du mobilier à démonter, des demandes précises pour la décoration... Quand le Festival démarre, nous rentrons dans une période de services. Il faut que le client ait un seul référent à la semaine. Nous sommes le lien entre le client et tous les services de l’hôtel."


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