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archive F. Chavaroche
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La tête de liste Front National en PACA pour les élections régionales de décembre a répondu aux questions de notre journaliste à Paris.

Comment réagissez-vous aux événements de ce matin et l’assaut de Saint-Denis ?

Cela m’inspire beaucoup de tristesse, comme l’ensemble des Français, mais aussi beaucoup de colère. Ce n’est pas faute, sincèrement, depuis des années, d’avoir alerté, prévenu. Parfois sous les quolibets et les insultes. Tout le monde savait qu’un attentat allait se réitérer en France. Je leur en veux d’autant plus (NDLR : au gouvernement français) que depuis l’affaire Charlie, aucune disposition n’a été prise pour prévenir cela. On n’a pas agi à la hauteur de la menace. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Craignez-vous d’autres événements de ce type ?

Je ne suis pas en mesure de le dire. Mais aujourd’hui la menace est durable et diffuse. La montée de l’islam radical n’est pas un phénomène franco-français. C’est un phénomène mondial. Accompagné et financé par certains partenaires comme l’Arabie Saoudite ou la Turquie. En France, elle prend une dimension d’autant plus grave que l’immigration est un terreau favorable au développement de l’islamisme d’une part et qu’il y a d’autre part un laxisme d’État et une libre circulation des biens et des hommes qui met les Français largement en danger.

Vous êtes candidate en Paca, pensez-que la situation actuelle peut influer sur le résultat ?

On a envie que l’union nationale appelée par l’ensemble de la classe politique française soit une union nationale contre l’islamisme, pas une union nationale pour sauver le gouvernement socialiste. Ce qui me déplaît dans cette posture c’est qu’on critique et qu’on condamne, au nom de l’union nationale, quiconque essaye d’apporter des solutions. Je ne voudrais pas que la proximité des élections soit le moyen pour le gouvernement socialiste d’étouffer tout débat au prétexte de ne pas faire de vagues.

Les solutions apportées par Christian Estrosi en matière de sécurité, sont-elles à la hauteur des événements selon vous ?

Christian Estrosi a reviré à droite après avoir penché à gauche pendant des semaines. Son cynisme est extraordinaire. Il brandit avec beaucoup de fierté la cinquième colonne islamiste. Rappelons qu’il finance avec la mairie des associations satellites proches des Frères musulmans, qu’il a des amitiés particulièrement fortes avec l’un des imams de Nice dont nous avons fait la démonstration qu’il est proche d’un islam radical. J’en appelle à la cohérence. On ne peut pas dénoncer la montée de l’islamisme d’un côté et de l’autre participer à sa montée en puissance par le financement avec de l’argent public. Je le dénonce très fermement et ne laisserai pas passer cela dans les semaines qui viennent.

Les mesures annoncées récemment par François Hollande ?

Nous les défendions depuis très longtemps. Notamment sur l’élargissement des modalités de déchéance de la nationalité. Ça, c’est bien. L’augmentation des effectifs des forces de l’ordre, même si elle est insuffisante, est une bonne mesure. Parce que Sarkozy, et donc Christian Estrosi, c’est quand même 12500 postes de policiers et de gendarmes en moins. Mais c’est largement insuffisant, il faudrait revenir aux effectifs d’avant 2008.

Que retenez-vous du discours de François Hollande ?

Il y a notamment une absente, l’immigration. Sur l’importance des taux de migration, l’afflux de migrants dont aujourd’hui on a la démonstration qu’il pourrait contenir encore demain des terroristes.

On a vraiment la démonstration ?

En effet, dans les terroristes, un est passé par la Grèce et les flux de migrants. Il est passé avec un faux passeport syrien, ce qui est la démonstration aussi que cette filière comporte un grand nombre de fraudes.

Les victimes des attentats ne sont pas encore enterrées et on est déjà, de tous bords, dans un débat politique très dur. Le délai de décence ne se réduit-il pas de plus en plus ?

J’ai suspendu ma campagne immédiatement, j’ai respecté le temps du deuil national, mais ce qui prend le pas, c’est la volonté de faire bouger les choses. Il y a des centaines de morts. On sait que ça peut recommencer demain, après-demain, dans des semaines, des mois. Le débat politique est important. Notre rôle en tant qu’hommes et femmes politiques est de communier autour de nos morts mais aussi de faire des propositions et de faire bouger les choses.

 

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Vos derniers commentaires
24/11/2015 à 10h02

BipBip Elle parle en effet, tient un discours réaliste et compréhensible loin du blabla habituel de l'incompétent et des ses ministres qui ne racontent que des balivernes. Mais qu'en est- il de Mr Allemand ou de Castaner rien comme à leur habitude, les socialos sont dépassés ne pouvant gérer une situation qu'ils ont acceptée. Avez-vous écouté le discours de l'incompétent ? Rien comme d'habitude. Avez vous tirez une conclusion ? Interrogez-vous sur la garde des sceaux qui a favorisé cette délinquance. Réfléchissez mon pauvre avant de faire des commentaires irresponsables

19/11/2015 à 08h59

Je suis sur que c est une cochonne!!

19/11/2015 à 07h27

bravo pinatta moi de même

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