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Parti en randonnée, il n'est jamais revenu... La disparition énigmatique d'un retraité sur la Côte d'Azur

Mis à jour le 11/05/2019 à 11:27 Publié le 11/05/2019 à 10:48
Yves Martin-Jarrand, introuvable depuis vingt mois.

Yves Martin-Jarrand, introuvable depuis vingt mois. Photo DR

Parti en randonnée, il n'est jamais revenu... La disparition énigmatique d'un retraité sur la Côte d'Azur

Yves Martin-Jarrand est parti randonner avant de se volatiliser. Ce retraité n’a plus été vu depuis le 3 septembre 2017. Ses filles gardent le fol espoir de retrouver sa trace.

Yves Martin-Jarrand, 86 ans, un habitant de Tende passionné de randonnée, est parti se promener le dimanche 3 septembre 2017. Il n'a jamais, depuis, réapparu. Pour ses trois filles, chaque jour qui passe est une souffrance.

La justice vient de classer le dossier. Une décision difficile à admettre pour les proches. Leur avocat, Me Christian Di Pinto, tempère: "Si d'aventure il y avait un élément nouveau, l'enquête serait immédiatement relancée."

Le mystère est d'autant plus épais que les gendarmes de Breil-sur-Roya n'ont pas ménagé leurs efforts pour trouver trace du retraité. "Il y a eu également un formidable élan des Tendasques avec des battues organisées, des affiches placardées, les cours d’eau fouillé", insiste Solange Martin-Jarrand l’une des trois filles du disparu.

"Un montagnard"

Yves Martin-Jarrand vivait seul. Il était en bonne santé. Chacun à Tende, connaissait la grande silhouette un peu voûtée de l'ancien pharmacien de la commune. Un homme unanimement apprécié et respecté.

Originaire des Hautes-Alpes, il avait, selon ses proches, "l'âme d'un montagnard". Casquette vissée sur la tête, blouson léger, pantalon et nouvelles chaussures de marche, il venait de reprendre ses balades quotidiennes que la chaleur de l'été avait mises entre parenthèses.

"Il a pris son repas qu'il a laissé sur la table. Ce qui ne lui ressemble pas. Il avait l'habitude de débarrasser avant de partir, c'est un peu bizarre", note Solange. "A-t-il été dérangé pendant son repas?" s'interroge-t-elle.

Le retraité à la vie réglée mangeait vers 13 heures. Qu'il n'ait pas pris son téléphone portable est en revanche moins surprenant, selon sa fille: "On insistait pour qu'il le garde sur lui. C'était une sécurité en cas de problème mais il nous objectait que dans son secteur, il n'y avait pas de réseau."

Aucune trace de lutte ou de fouille dans la maison. Le paisible retraité a pris soin de fermer à clef sa porte avant de partir en promenade. Très vite, les proches du disparu ont contacté les hôpitaux, la SNCF, les monastères, lancé un appel à témoins.

Les spéléologues à la rescousse

Les gendarmes ont entrepris des recherches à pied, avec des chiens spécialisés, recouru à un hélicoptère, sollicité le club de spéléologie dont les membres ont sillonné le vallon du Priou, les grottes du Loup, des Hérétiques, des Sablières de Mayne…. Même des radiesthésistes ont été sollicités...

Les battues se sont concentrées sur le chemin des Bois, en partant de Sainte-Catherine, direction Saint-Dalmas-de-Tende. Tout a été fouillé également sur la piste de parapente, sur le chemin de la Pia, le chemin du Speggi…

Les enquêteurs ont interrogé les habitants. Il y avait eu notamment le matin même une manifestation pour la défense de la ligne ferroviaire. "Quelqu'un l'aurait vu monter dans le bus mais il y a une vraisemblable confusion avec un homme qui lui ressemble beaucoup", indique Me Di Pinto.

La nuit précédente, un cambriolage avait été signalé aux gendarmes. La patrouille avait échangé quelques mots avec le vieux monsieur réveillé par le tapage. Est-ce une piste à explorer?

Solange, perdue, ne sait plus quoi penser. "Je garde un énorme espoir de le retrouver… Je n'arrive pas à accepter cette réalité, confie-t-elle, déterminée. C'est objectivement ténu mais je ne lâche pas. C'est si compliqué de faire son deuil dans des conditions pareilles. Je veux savoir ce qui lui est arrivé."

Nathalie, sa sœur désemparée elle aussi, explique à Me Di Pinto avec un franc-parler qu’elle revendique: "Papa n’est qu’absent. Nous ne l’avons pas retrouvé sans vie que je sache. Désigner un administrateur ad hoc pour s’occuper de ses affaires, cela me donnerait l’impression d’enterrer mon père vivant, dans l’indifférence de ce qu’il cherche à nous dire à travers cette situation peu banale. Et ça, je refuse."


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