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Le palais de justice de Nice
Le palais de justice de Nice.Archives Nice-Matin
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Qui est réellement Robert Dolby, Britannique de 74 ans - 75 ans en janvier prochain - installé depuis plusieurs années sur la Côte d'Azur, à Roquebrune-Cap-Martin puis à Beausoleil ? S'agit-il d'un paisible retraité dont le seul tort serait de trop aimer les femmes, ou d'un apprenti serial killer ?

À partir de ce lundi matin et jusqu'à vendredi, la cour d'assises des Alpes-Maritimes juge ce senior accusé d'avoir tué une dame de 60 ans, et d'avoir tenté de violer, puis de tuer une seconde victime, souffrant d'importants troubles visuels.

Incarcéré depuis bientôt trois ans à la maison d'arrêt de Nice, cet ancien cuisinier, qui a travaillé dans le monde entier, clame son innocence.

Arrêté et écroué en février 2012, ce veuf se voit reprocher d'avoir agressé sexuellement et tenté d'étrangler, à son domicile de Beausoleil, Cindy, 29 ans, sa colocataire depuis un mois.

Un voisin confirme le récit de la jeune femme, qui est jugée crédible par les experts.

Robert Dolby, cependant, évoque des relations consenties et se présente en victime. À l'en croire, Cindy a eu une crise de folie et d'hystérie. Elle l'a frappé avec un pot de fleurs.

Deux ans après, un corps exhumé

En cours d'instruction, le juge se penche alors sur le décès d'une sexagénaire intervenu deux ans plus tôt, en mars 2010, dans l'appartement de l'accusé.

Si, à l'époque, le légiste a conclu à une mort naturelle par arrêt cardiaque, le médecin du Samu a émis des réserves. Il s'est ainsi étonné du calme de Robert Dolby, de l'absence de pathologie justifiant un arrêt cardiaque chez la défunte, des étranges traces rougeâtres retrouvées sur des oreillers.

Après exhumation du corps, l'autopsie décèle, dans le sang et l'estomac de la défunte, d'importantes traces d'un hypnotique, le Zolpidem. Ce médicament provoque un endormissement rapide. Et il pourrait faciliter un décès par étouffement par simple obstruction des voies respiratoires, à l'aide de la main ou d'un coussin et sans laisser de marques. Malgré ses dénégations, le retraité se voit imputer ce second crime.

Déjà condamné en Angleterre

L'enquête montre également qu'il a été condamné vingt ans plus tôt, en Angleterre, à quatre ans de prison pour agression sexuelle. Lors du procès, il avait plaidé non coupable, évoquant des jeux consentis. Sa victime avait été secourue dans la rue, nue et en état de choc.

Devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes, Robert Dolby s'expliquera par l'intermédiaire d'un interprète. Convaincra-t-il les jurés qu'il n'a rien fait de répréhensible dans l'une et l'autre des affaires azuréennes ?

« C'est vrai, les femmes et le sexe sont les éléments dominants de sa vie », sourit son défenseur, Me Jacques Peyrat. « Mais, si l'Hôtel de Parisà Monaco constituait son terrain de chasse, il n'a pas le profil d'un meurtrier. » L'avocat pénaliste plaidera-t-il ainsi l'acquittement ? « Je pense tenir compte des dénégations de mon client. »

De leur côté, les parties civiles se disent persuadées de la culpabilité de Robert Dolby. « Nous espérons qu'il va prendre enfin conscience de la gravité de ses actes et qu'il les assumera… », résume Me Alexandra Albon.

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