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Ce qu'il faut retenir de la visite officielle du Premier ministre albanais en Principauté

Mis à jour le 11/04/2019 à 08:41 Publié le 11/04/2019 à 08:15
Le prince Albert II et l'imposant Premier ministre d'Albanie, Edi Rama.

Le prince Albert II et l'imposant Premier ministre d'Albanie, Edi Rama. Photo Gaëtan Luci / Palais princier

Ce qu'il faut retenir de la visite officielle du Premier ministre albanais en Principauté

Edi Rama était l’hôte du prince Albert II, ce mercredi, pour une rencontre bilatérale suivie de plusieurs rendez-vous visant à tisser des liens entre les deux pays. Une visite menée au pas de charge. Le président de la République d'Albanie devrait venir à Monaco en octobre prochain.

Après sa visite officielle en Albanie en octobre dernier, le prince Albert II a rendu la pareille hier en accueillant le Premier ministre de la République albanaise, Edi Rama, pour vingt-quatre heures d’échanges en Principauté. Arrivé au Palais princier en fin de matinée, ce dernier a retrouvé le Prince, rencontré en octobre à Tirana, pour une rencontre bilatérale.

Un Premier ministre à la carrure de rugbyman - il mesure presque 2 mètres - qui s’exprime dans un français parfait, souvenir de l’époque où il vivait à Paris.

Décoré par le Prince au Palais

Au cours d’une cérémonie officielle dans la salle des Gardes, le souverain a ensuite remis à son hôte la croix de commandeur dans l’Ordre de Saint-Charles, avant un déjeuner servi dans le salon des Glaces et partagé par les deux délégations.

Le Premier ministre Rama était accompagné de Blendi Klosi, ministre du Tourisme et de l’Environnement, Etjen Xhafaj, vice-ministre Europe et Affaires étrangères, Dritan Tola, ambassadeur d’Albanie en France, Endri Fuga, directeur de la communication auprès du Premier ministre, Sokol Nano, directeur de l’Agence de développement et de l’investissement, et Julien Roche, président de la Chambre de commerce France-Albanie et conseiller du Premier ministre.

Une délégation quelque peu préoccupée après le vol, mardi à Tirana, de plusieurs millions d’euros à bord d’un avion d’Australian Airlines sur le tarmac de l’aéroport.

Un petit tour au NMNM...

Plus tôt dans la matinée, Edi Rama avait entamé sa journée monégasque au Nouveau Musée national de Monaco. Guidé par Marie-Claude Béaud et Cristiano Raimondi, le Premier ministre a découvert le montage de l’exposition d’Ettore Spalletti.

... et A la Fondation Prince albert II

La visite officielle a aussi fait étape au siège de la Fondation Prince Albert II. En matière environnementale, plusieurs projets communs ont récemment été initiés par le gouvernement albanais. Notamment pour aider au financement d’aires marines protégées durables en Méditerranée. Et lutter contre les pollutions plastiques dans le pays, dans le cadre de l’initiative BeMed, soutenue par la fondation.

Séquence business au MEB

Dernière étape, c’est une séquence business qui attendait la délégation albanaise au Yacht-club, avec une rencontre coordonnée par le Monaco Economic Board qui avait réuni des acteurs économiques de la Principauté. Laissant entrevoir des intérêts pour des investisseurs monégasques dans le domaine de l’industrie pour se tourner vers l’Albanie. Autre domaine ? En matière de yachting, les autorités albanaises pourraient s’appuyer sur l’expertise monégasque dans le cadre d’un projet de développement d’une marina de luxe sur la côte adriatique.

Le président d'albanie attendu en octobre

Un projet parmi d’autres, qui devrait être discuté à nouveau, en octobre, à l’occasion de la venue annoncée du président albanais, Ilir Meta, en visite officielle.

Photo Gaëtan Luci / Palais princier

5 questions à edi rama

Quel bilan dressez-vous de cette visite officielle en Principauté?
C’était une journée à laquelle nous tenions beaucoup, car nous avons reçu le souverain en Albanie en octobre dernier. Et nous avons commencé à travailler sur des projets communs. Le prince Albert II est très intéressé aux questions de la protection des eaux maritimes.
Avec sa fondation, nous avons commencé à aborder certains sujets sur des zones de protection maritimes pour entamer une coopération.

Dans quel état d’esprit s’est déroulé l’entretien avec le souverain?
C’était une rencontre très amicale. Je dois dire que l’Albanie est un pays très hospitalier, et j’ai trouvé en Principauté une hospitalité aussi impressionnante que la nôtre.

En termes d’économie, des passerelles sont envisageables entre les deux pays?
J’y vois beaucoup d’intérêts, en effet, du savoir-faire, des choses à apprendre. C’est important pour nous d’apprendre car nous sommes un pays jeune, ouvert au monde depuis peu de temps et sur un chemin long et difficile. Pour Monaco, je pense qu’il est bon d’investir sur l’amitié avec l’Albanie, car les Albanais sont très fidèles.

Pourquoi ce lien particulier se dessine avec la Principauté?
Il est historique. Au Moyen Âge, quand la famille Grimaldi régnait sur Gênes avec une alliance de quatre familles, il y avait une famille albanaise, les Durazzo. Il existe donc un lien très ancien entre les Albanais et les Monégasques, un lien que nous allons renouer pour faire des choses ensemble. Nous sommes deux pays qui ne sont pas énormes, mais qui ont de l’énergie et de grandes ambitions.

En parlant d’ambition, votre pays a toujours l’ambition de rejoindre l’Union européenne, malgré la crise que traverse cette dernière?
Je dirais que l’Union européenne aujourd’hui est un peu comme votre équipe de football. Ce n’est pas son meilleur moment, mais il faut la sauver d’une chute dans la deuxième ligue. Et le futur sera meilleur.

Edi Rama a dressé hier le bilan de sa visite.
Edi Rama a dressé hier le bilan de sa visite. Cyril Dodergny

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