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Union sacrée pour protéger l'aire marine du Larvotto

Mis à jour le 20/10/2018 à 10:45 Publié le 20/10/2018 à 12:30
Immergés en novembre 2017, les six récifs artificiels placés dans l'aire marine protégée du Larvotto commencent à être colonisés par la faune environnante.

Immergés en novembre 2017, les six récifs artificiels placés dans l'aire marine protégée du Larvotto commencent à être colonisés par la faune environnante. Stéphane Jamme

Union sacrée pour protéger l'aire marine du Larvotto

Pour l'aider dans ses recherches marines au Larvotto, l'Association monégasque pour la protection de la nature compte désormais sur la Fondation Albert II et la SAM Anse du Portier.

Certains y verront peut-être un antagonisme. La SAM Anse du Portier, en charge de la construction de l'extension en mer, est désormais un soutien financier de l'Association monégasque pour la protection de la nature (AMPN) qui œuvre pour la préservation de l'aire marine protégée du Larvotto et y développe un programme de recherche.

Une alliance inédite qui n'est pas antinomique pour la présidente de l'association, Jacqueline Gautier. "Certains diront que nous nous sommes fait acheter, ce n'est pas le cas. C'est moi qui ai démarché Patrice Pastor [le gérant de la SAM Anse du Portier, NDLR] pour lui demander de l'aide dans le cadre de nos recherches et je suis tombée sur des gens intéressés de s'impliquer dans nos projets", explique-t-elle.

Elle affirme aussi que ce soutien trouve ses racines il y a quatre décennies. En effet, en 1977, Gildo Pastor, patriarche de la famille, avait financé le matériel pour les premiers récifs artificiels dans la baie du Larvotto. Installés déjà par l'AMPN, présidée à l'époque par le père de Jacqueline Gautier.

Un modèle

Le tandem compte un troisième acteur dans cet accord, plus évident pour le coup, la Fondation Prince Albert II, partie prenante dans la protection de cette aire marine monégasque.

Il y a trois ans, la fondation a fait le lien entre l'AMPN et la société néerlandaise Boskalis pour la conception de six récifs artificiels en 3D immergés, depuis, dans l'aire marine du Larvotto. Un village, en somme, qui a pour vocation d'être colonisé par la faune locale.

Ce sont ces récifs qui seront le terrain d'action des recherches entreprises désormais par l'association, financées par la fondation du souverain et la SAM Anse du Portier.

Le but : évaluer la progression de l'installation des espèces animales (poissons et invertébrés) dans cette zone.

"On était au système D, ce soutien financier, aujourd'hui, nous permet d'avancer et d'ordonner nos projets", continue la présidente, qui table désormais sur un suivi pluriannuel de ces récifs en 3D avec notamment le concours du laboratoire Ecomers et de l'unité mixte de recherche Borea.

L'engagement financier de la Fondation Prince Albert II et de la SAM Anse du Portier court sur quatre ans, avec pour finalité un suivi scientifique, des publications. "Faire de cette aire marine protégée une réserve modèle, c'est notre volonté", espère désormais Jacqueline Gautier.


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